Un vice-bâtonnier : pourquoi faire ?

Le vice-bâtonnat est une invention récente.

S’il s’agit de se faire seconder, ou représenter, le Bâtonnier peut donner délégation à des membres du Conseil. Nombre d’entre eux seraient honorés d’exercer ce rôle, et de le faire gracieusement. Élus au même suffrage universel que le Bâtonnier, ils ont toute légitimité pour le faire.

Pour avoir siégé de 2010 à 2012 au Conseil de l’ordre, j’ai vécu de près l’échec de cette expérience, dès sa deuxiéme édition. L’actuelle bâtonnière a brutalement retiré toutes ses délégations à son vice-bâtonnier dès le début de son mandat, sans oser pour autant le priver de ses émoluments.

Cette « trouvaille » hasardeuse aura, de surcroît, pour effet, dans quelques années, de doubler mécaniquement le nombre des anciens Bâtonniers et vice-bâtonniers au sein du Conseil.

Le vice-bâtonnat doit bien servir à quelque chose, mais à quoi ?

Le Bâtonnier Vatier nous l’explique : « Le ticket agrandit seulement le prisme du candidat au bâtonnat qui va chercher a s’entourer d’une personnalité complémentaire à la sienne. Si le vice-bâtonnier favorise la campagne du candidat au bâtonnat, il n’améliore pas, bien au contraire, les règles de gouvernance ».

Le dauphin sortant Pierre-Olivier Sur sait évaluer les situations.

En 2010, candidat au dauphinat face à Christiane Feral-Schuhl, il fit le choix de la parité en composant un ticket avec l’une de nos consœurs.

En 2012, plus soucieux que jamais de sécuriser son élection, il sacrifie sa colistière de 2010 et passe alliance avec Laurent Martinet, associé du bureau parisien de Jones Day, fort à lui seul d’une centaine d’avocats.

En 2013, candidat comme moi au Bâtonnat, il renouvelle son allégeance aux grands cabinets anglo-saxons.

Pour ce qui me concerne, je me présente sans vice-bâtonnier. Et me prive de l’outil de ratissage électoral qu’il représente. Accessoirement, j’évite à vos cotisations une ponction aussi coûteuse que superflue. Le vice-bâtonnat n’est, fort heureusement, qu’une simple faculté.

Le moment est-il venu pour les grands cabinets de se faire arbitres des élections ordinales, « faiseurs » de Bâtonniers ? Cela ne dépend que de vous.

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