Des confrères répondent à Christian Charrière-Bournazel

J’ai décidé de ne pas répondre à la lettre ouverte de Christian Charrière-Bournazel.

Plusieurs d’entre vous l’ont fait à ma place.

Monsieur le Bâtonnier, et cher confrère,

J’ai lu avec stupéfaction votre appel à voter, non comme notre conscience nous le commande, mais comme nous l’imposerait une consécration « voulue par la loi ».

Je ne connais pas de législateur qui puisse commander le vote d’un homme libre, surtout pas celui d’un avocat, et exiger que nous exprimions un choix qui ne serait pas le nôtre mais celui d’un usage, d’une tradition, voire d’une loi.

Et si ce n’est pas une nouvelle élection, il ne faut pas nous demander de voter.

Les mots que vous avez employés au sujet de la campagne d’un confrère – que vous n’avez pas été jusqu’à nommer par pudeur ou par crainte de lui offrir une nouvelle tribune – ont achevé de me convaincre de voter pour lui.

Comme vous m’avez fait l’honneur de me donner votre avis, qui ressemblait fort à un ordre, je tenais à vous exprimer le mien que vous prendrez peut-être pour un désordre.

Monsieur le bâtonnier et cher confrère,

Je suis un membre de votre peuple d’avocat et je vous remercie très chaleureusement de me faire ingurgiter une consigne qui se signale, après réflexion, par un arrière-goût « soviétique » prononcé pour le moins exquis quoique difficilement digeste pour un esprit fragile comme le mien. (…)

Il ne doit pas s’agir en effet d’un vote mais d’une consécration – selon vos propres termes.

En réalité, il doit s’agir d’une mascarade encore plus grande qui couvre des pratiques surannées et un entre-soi détestable.

En toute confraternité et en retour, je m’autorise enfin à vous donner la consigne suivante : ne sous-estimez pas les « jérémiades » qui crient dans le désert car elles pourront finir par se rallier.

Monsieur le Bâtonnier, Cher Confrère,

Je fais suite à votre courriel du 04 courant dont le contenu m’a quelque peu surpris.

Vous nous indiquez en effet que nous ne serons qu’invités à confirmer l’élection de nos confrères Pierre-Olivier Sur et Laurent Martinet, non à une nouvelle élection.

Or, soit nous avons la possibilité de porter nos voix sur des confrères autres que ceux présentés comme ceux censés devenir Bâtonnier et Vice-Bâtonnier, et il s’agit bien d’une élection.

Soit nous ne l’avons pas, et il ne s’agit alors pas d’une élection.

Quel sens donner en effet à un vote dans lequel il n’y a pas de choix ? Et dans ce cas, quel intérêt y a-t-il à aller voter ?

Cher Confrère,

Je vous prie de bien vouloir enlever mon nom de votre base de données pour les mails.

Autant je suis ravi de recevoir les professions de foi de ceux qui souhaitent prendre des responsabilités, autant le dénigrement de candidats qui ont parfaitement le droit de faire campagne n’a pas sa place, ni dans la campagne, ni dans ma boîte email.

Au plan juridique, on peut se demander si cette utilisation du fichier de l’Ordre est une finalité comprise dans la déclaration de la base de données faites par l’Ordre à la CNIL.

 

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